Reine Azure
Reine Azure, Lucie Bodin, gynarchie
Ava Swann
Maîtresse Ava et le pouvoir des femmes

gynarchie, gynocratie

De la gynocratie à la gynarchie

La gynarchie ne se réduit pas aux mythes des Amazones ou des Lemniennes. Nous ne sommes plus au temps des femmes guerrières des Scythes et des Sauromates, même si nous pouvions rêver de venger Penthésilée tuée par Achille. La gynarchie est une affaire de pensée structurée, une philosophie qui fait une part belle à la culture, contre la nature destructrice des hommes. La gynarchie est pour nous un principe matérialiste et libertaire. Elle est un rempart contre les thèses paternalistes, patriarcales, platoniciennes d’un grand nombre de mâles qui ne voient dans les femmes que des mères ou l’instrument de leur plaisir.

La gynarchie propose de donner ou de redonner la place capitale que devraient avoir les femmes partout dans le monde. Nous le remarquons grandement, lorsque depuis quelques décennies, grâce à notre émancipation, les femmes rattrapent rapidement le retard qu’elles avaient accumulé depuis des millénaires. Notre confinement dans des rôles domestiques et subalternes, notre trop longue absence des bancs de l’école et de l’université étaient la cause de cet atermoiement. Les femmes réussissent là où les hommes échouent. Car elles sont nombreuses à ne plus prendre modèle sur les mâles et ne plus être prédéterminées par la culture socio-économique masculine.

Je reste songeuse face à leurs inventions « intellectuelles » pêle-mêle : la religion, le monothéisme, la dictature, le libéralisme, le génocide, la censure. Je reste songeuse sur cet effroyable paradoxe entre leur capacité à s’accorder pour eux-mêmes toutes les jouissances sexuelles et leur facilité à l’interdire aux autres et surtout à nous, les femmes.

La gynarchie est un modèle hédoniste puisqu’elle se propose de ne plus jamais oublier la liberté totale des femmes de disposer d’elles-mêmes, de leur corps, de leur ventre et de leur sexualité.

Même si la gynarchie est encore qu'une utopie, elle ne le restera pas longtemps si les femmes l’entretiennent culturellement et si elles prennent toutes consciences (et pas seulement dans les milieux intellectuels et les classes aisées) qu’elles doivent être résolues à reconsidérer leur place dans la société.

Enfin, la gynarchie est un bon moyen de secouer le féminisme, pour qu’il reprenne son combat qu’elle a si brillamment mené.

Nous dédions librement ce site à Olympe de Gouges, Louise Michel, Charlotte Corday et Valérie Solanas. Nous leur offrons toute notre gratitude.

Amazon Research Network - www.myrine.at

Lucie Bodin et la gynarchie

Mythe ou réalité ? Que valent les recherches archéologiques face aux tenants de l’histoire officielle, de l’histoire des vainqueurs ? Pourquoi refuser d’imaginer que les femmes aient pu avoir le pouvoir ? Pourquoi l’histoire des Amazones effraient-elle autant ? Est-il impensable de laisser aux femmes la destinée humaine ? Pourquoi ? Je vous demande pourquoi ne pas faire confiance à celles qui vous ont mis au monde ?

Ce site est une merveille, une plate-forme sur laquelle est présentée, de manière objective, l’histoire des Amazones. Le but annoncé est de faire progresser la recherche en vous livrant tout ce qui a été trouvé sur le sujet.

Comme pendant l'Antiquité, sur l’île de Lemnos où ont habité des femmes. Cette île incroyable a été appelée « gynaikokratumene » et pour cause. Elles ressemblaient à un état matriarcal ou gynarchique, avec des habitantes vivant en toute confiance, dans un monde sans homme.

Amour attachant - amour-attachant.fr

- Ne te rappelles-tu pas que les hommes disent : « Sois louée, ô Maîtresse, toi qui m’a remis à ma place de soumis ». Tandis que les femmes disent avec résignation : « Sois docile, soumis, moi qui t’ai fait selon ma volonté ! ». La nature, dans son impénétrable sagesse, son impartialité infinie, a voulu que l’homme fût le domestique, l’esclave de la femme. C’est pourquoi elle a créé le mâle en tout point inférieur à la femelle. Son intelligence est animale et son cerveau est petit. Il est inapte à l’idée et à la raison. Il doit subir et rester impassible devant les femmes.
- Je suis très intéressée par ce que vous dites ma chère Reine Azure. Je vous prie de bien vouloir continuer.
- Et l’amour, Clara, l’homme n’en n’est point capable ; son seul désir : arriver au point ultime de sa jouissance. La femme a tous les avantages dont elle doit se servir, le contrôle de son corps et de son esprit, elle est douée d’entendement. Elle enfante : la maternité est sa puissance, mais n’est en aucun cas son but ultime. L’homme doit rester humble et respectueux devant sa maîtresse, il désire son courroux qu’il craint. Il veut être maltraité. Son plaisir n’est vif que s’il lui est imposé.
- Mais l’humiliation de l’homme est bonne parfois ? murmurait Clara. Le plaisir leur arrive par la soumission ?
- Ô ma fille ! Sache que les hommes sont durs avec les femmes qui n’ont pas d’autorité. Ils les abhorrent ! À qui leur font violence, ils réservent leurs plus belles intentions et se font petits… Et ce bonheur, ma chère Clara, il faut en jouir, sans faire le moindre cas de la pitié que l’homme peut nous inspirer. Si tu veux cueillir une rose, est-ce que tu implores le rosier ? Est-ce que tu lui adresses des génuflexions ? Si tu portes sur l’arbuste une main timide, hésitante, les épines te blesseront. Au contraire, si tu cueilles la fleur avec assurance, sans aucune offense pour ta personne, son parfum te délectera.
- Y a-t-il du sortilège, dans ton cheptel, Reine Azure ? interrogeait Clara.
- Je ne le crois pas. Mais pour m’en assurer, ma présence est utile. Va, Clara, rentre dans la maison. Je te suis.

(Lire la suite de cette nouvelle dans l'article consacré au Caprices de Dominatrices.)

Anne Lezdomme - anne.gynosupremacy.net

La tâche de la gynarchie selon Reine Azure : « nuire à la bêtise masculine ».

Faudrait-il en gynarchie, commencer par exterminer tous les hommes ?

Pas tout de suite, même si cela ferait le plus grand bien à notre existence et à notre pauvre planète. Attendez un peu. Observez-le. Écoutez-le. Donnez lui au moins le temps de faire ses preuves avant de le passer aux oubliettes. Je sais Mesdemoiselles, on vous a prévenu contre les hommes : ils ne servent pas à grande chose, ils font plus de mal que de bien, ils inventent toutes sortes de raison pour justifier leurs actions, ils transforment leurs doutes en inventant des mythes et des légendes. Vous n’avez pas entièrement tort, c’est souvent le cas. Mais pas non plus complètement raison, car parfois il y a des exceptions…

Vous avez raison les filles : les hommes peuvent franchement exaspérer leur monde… En premier lieu, lorsqu’ils usent de leurs promesses pour nous séduire, en les abandonnant très vites, mais surtout lorsqu’ils abusent de la force qui leur semble nécessaire : virilité, force musculaire, propriété, goût pour le sacré. Ensuite lorsqu’ils s’excitent à conserver la suprématie qu’ils voudraient avoir sur tout ce qui est vivant, pensant qu’ils la détiennent de dieux qu’ils inventent pour justifier leurs forfaits : pensée unique, pouvoir concentré sur un seul (monarchie, oligarchie, tyrannie, dictature), opposition à la Nature, culpabilité, misogynie, sexisme et discrimination raciale. Enfin, les hommes peuvent franchement nous ennuyer s’ils persistent à privilégier leurs phantasmes sexuels sans jamais se soucier du plaisir des femmes, du bonheur différent du leur. Car beaucoup pensent leur vision du monde plus importante que la singularité des êtres qui le compose. Si vous tomber sur ce type d’hommes qui excellent dans un de ces défauts, voir dans tous, vous avez raison, c’est mal parti…

Mais vous pouvez aussi ne pas avoir complètement raison : car l’homme peut devenir plaisant à se côtoyer avec un réel bonheur, si vous le fréquentez avec raison… Inutile de vous préciser que le discernement, l’intelligence sont vos meilleurs atouts. Mais surtout ne pensez pas qu’il est indispensable, car vous savez que vous pouvez tout faire sans lui. En gynarchie, j’agis ainsi. On ne naît pas gynarchiste, on le devient… De même que la femme que vous êtes. Je sais que c’est malaisé, mais il sera vous surprendre, si vous vous y prenez bien dès le départ. Ne cédez sur aucune de vos libertés. Il a besoin de vous et veut conserver l’espoir d’accéder à votre bonheur en s’abandonnant corps et âme à votre superbe.

Accepter le principe que la nature a choisi de vous doter ce qu’il convoite, et que notre culture peut parvenir à rendre la vie bien plus douce. Plus la gynarchie est riche, plus on l’essaie sur plusieurs formes et plus elle peut produire des effets positifs.

Lire la suite à « Association Gynarchy International »

Association Gynarchy International - asso.gynarchy.org

En ce qui concerne leurs phantasmes sexuels, vous avez raison : beaucoup proviennent des interdits qu’ils ont eux-mêmes créés, nous rendant responsable si ceux-ci ont été outrepassés. L’image de la maman et de la putain perdure. Ils ont tout fait pour assassiner Eros, sauf qu’il n’est pas mort, il est seulement devenu plus pervers.

Ils sont capables de tous les débordements pour parvenir à leur fin sexuelle. Certains vont même jusqu’à profiter des périodes et des zones de non-droit pour violer des femmes pendant les guerres, pour d’autres, encore pire, voyager dans des pays en voie de développement pour user et abuser de leur déviance pédophile. S’ils n'ont pas les moyens, ils font vivre l’enfer dans leur propre foyer. Alors que ceci pourrait être évité, si c’était les femmes qui régissaient le monde et l’éducation.

Mais peut-être n’avez-vous pas entièrement raison, leurs phantasmes pourraient finalement devenir un atout, puisque’au fond d’eux-mêmes, sans se l’avouer, ils rêvent d’une autorité féminine, d’un matriarcat, beaucoup développé dans leur imaginaire. Sauf que ce qui est capital c’est moins le matriarcat que la gynarchie. C’est la femme d’abord qu’ils doivent célébrer, puis la mère ensuite si et seulement si celle-ci consent à enfanter.

Il existe avec la gynarchie, une période où nombre des idées communes que vous teniez d’un monde dominé par les hommes, de vos parents, de votre milieu s’effritent et laissent place à un désert angoissant. N’arrêtez pas pour autant de faire votre trajet gynarchique. Au contraire. C’est en continuant que vous dépasserez cet état d’inquiétude, pour commencer à trouver un réel plaisir à résoudre des problèmes personnels puis généraux.

Arriverons-nous à sauver certains hommes ?

En fait, votre rapport aux hommes dépend de ceux que vous avez rencontrés depuis votre naissance, correspondant à votre milieu. On n’y échappe pas… Et là, tout est possible. Souvent le pire, parfois le meilleur. Car vous pouvez subir l’homme qui vous fâchera définitivement avec son sexe. Faites ce que vous voulez avec celui-ci, en revanche, vous pouvez peut-être épargner le second… Mais attendez, avant de vous faire une idée, d’avoir pu juger sur pièce.

Lire la suite à « Lilith & Lilou »

Capitulation - capitulation.free.fr

La féminité triomphe sur ce site où tout un chacun peut exprimer à travers des poèmes, des récits et des témoignages, leur expérience ou leur rêve d’un monde gynarchique. Les femmes sont nombreuses à participer à son enrichissement et démontrent qu’elles ont une grande créativité littéraire. Quant aux hommes, certains ont compris l’intérêt qui est le leur, de laisser les femmes maîtresses de leur vie. Les femmes ont le pouvoir de transformer une relation en félicité, lorsqu’elles prennent les choses en main.

Je souhaite convaincre les femmes indécises, lisant ces lignes, qu’elles peuvent, avec la force intellectuelle qu’elles ont en elles et l’assurance qui les caractérise, de se lancer dans cette philosophie. Je ne pense pas, que cela soit si compliqué, même si cela peut engendrer des ruptures avec l’homme qui s’y refuse.

Lorsque moi-même, il y a des années, j’ai entrepris de changer mes rapports avec les hommes, cela a été une révolution, sur tous les aspects de mon existence. Ma vie quotidienne a changé. Je suis chérie, comblée et admirée comme une reine. Les attentions des hommes sont constantes et leurs sollicitations sont plus respectueuses. Quant à mon soumis, que j'ai choisi, il n’a de cesse de m’honorer, de m’apporter tous les soins dont j’ai besoin. Je le domine sexuellement et je peux vous dire qu’il est fini le temps de l’érotisme sans orgasme. Finit le temps où je comptais les cristaux du plafonnier !!!

Caprices de Dominatrices - maitressedany.unblog.fr

Clara s’en alla, le cœur battant d’espoir.
- Aujourd’hui je veux que tu prennes Maxime. Il est robuste comme une statue. Et sa peau est rouge comme le cuivre.

Clara fit sonner le carillon.
Lentement, Reine Azure entra dans le salon principal de la villa. Son éternel sourire aux lèvres, elle parla, d’un ton ferme. Dédaignant la présence de l’esclave, elle s’adressait à Maîtresse Emira :
- Que se passe-t-il ici ? Il est venu à notre connaissance des faits étranges. On affirme que toi, la gynarchiste intrépide, tu subis le joug honteux d’un esclave ! Est-ce celui-ci ?... Nous avons cru en te faisant don de cet homme ajouter à tes plaisirs. Comment ce minable a-t-il pu s’y prendre pour arriver à dominer ta conduite ? S’il est ainsi, il subira le supplice qu’il nous a plu d’édicter contre les récalcitrants de son espèce.

Elle avait parlé avec lenteur, scandant chaque mot dans la préoccupation, que Maxime comprît tout. L’éloquence simple, l’emphase farouche qui lui gagnaient le cœur de ses princesses de la gynarchie avaient vibré dans chaque phrase.
Maxime, affolé de terreur, fixait sur Maîtresse Emira ses yeux dilatés, ses dents claquaient.
Il se précipita devant elle, s’agenouilla, baissa sa tête. Dévotement, il baisa ses chaussures. Les yeux écarquillés, il continuait à fixer sa maîtresse. Et, d’un élan, se jeta aux pieds de la dominatrice, il baisa le bas de sa robe. De son pied, elle écartait Maxime, frappait ses mains l’une contre l’autre.

Clara s’approcha.
- Donne vingt coups à cet homme. Flagelle-le comme on fouette les merdeux de son espèce.
- Faut-il l’emmener ? Le corriger devant les autres esclaves ?
- Non. Ici. Tout de suite.

Et Reine Azure s’asseyant sur son siège, invitait Maîtresse Emira à s’asseoir auprès d’elle. Clara s’était emparée de Maxime. Il était tellement terrorisé que lui-même l’aidait à se déshabiller. Cependant il implorait la dominatrice d’un regard persistant. Il était nu. Alors seulement il pensa à la honte de cette nudité, devant ces femmes. Clara l’attacha à la table qui faisait face aux gynarchistes. Il se trouva les bras et les jambes liés en croix sur le dos. Il ne pouvait plus bouger. Sa tête fut calée, de telle sorte qu’il ne pouvait plus la tourner.

Le supplice commença.
Clara prenait sa distance. Le bout de son fouet décrivit un huit au-dessus de sa tête et retomba sur les reins du malheureux qui poussa un cri strident. Pendant ce temps-là Reine Azure se leva de son siège et vint monter sur la table pour s’accroupir sur le visage de l’esclave. Elle écarta d’une main sa culotte afin de présenter son anus à lécher à Maxime. Puis, à tour de rôle, Maîtresse Emira puis Clara prirent la place de Reine Azure. Tandis que cette dernière prenait d’autres instruments pour le battre.
- Assez !... Assez, je vous en supplie… J’en deviendrais fou ! On me tue… Faites cesser mon martyre… Non ! Oh ! non… Je vous en prie…

Et comme seule réponse, le fouet sifflait et retombait sur ses chairs.
- Voilà qui t’apprendra à manquer de respect à Maîtresse Emira. Ta place doit rester à ses pieds. Tu dormiras ce soir sur la paillasse de la geôle, exulta Reine Azure.
- Clara ! appelle Mickaël, ordonna Maîtresse Emira, qu’il prépare prestement le dîner. Quant à Maxime, je ne veux plus jamais voir cette esclave, fout le à la porte Reine Azure !

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Cercle des Dominatrices de l'Est - mylady.forumpro.fr

La chose du monde la plus ridicule, ma chère Clara, est de vouloir disputer sur les goûts des femmes, les contrarier, les blâmer ou les punir, s’ils ne sont pas conformes aux conventions sociales. Eh quoi ! Les hommes ne comprendront jamais qu’il n’est aucun principe qu’on puisse le supposer, qui ne soit le résultat de la sorte d’organisation que nous avons reçue de la nature : la gynarchie en fait partie et il faudra que les hommes s’y fassent. Cela posé, je demande de quel droit un homme ose exiger d’une femme, ou de réformer ses goûts ou de les modeler sur l’ordre social masculin ? De quel droit, même les lois, qui ne sont faites que pour le bonheur de l’homme, oseront-elles sévir contre les femmes qui ne peuvent, ni ne doivent se corriger, ou qui n’y parviendraient qu’aux dépens de ce bonheur que doivent lui conserver les lois ? Mais désirât-on même de changer les femmes, le peut-on ? Est-il en nous de nous refaire ? Pouvons-nous devenir autres que nous ne sommes ? Entrons dans quelques détails ; l’esprit que je te reconnais, Clara, te met à la portée de les entendre.

Si donc il existe une vraie société gynarchique dans le monde dont les principes choquent tous les préjugés admis dans les territoires machistes et patriarcaux, dont les règles de la suprématie féminine blessent la morale masculine, dont les fonctionnements matriarcaux outragent les religions de ces nations soit disant laïques, des femmes et des hommes qui vous paraissent, en un mot, libres et heureux d’être gynarchiste, non seulement il ne faut ni les sermonner, ni leur faire la guerre, mais il faut leur être utile, il faut contenter ses reines de la gynarchie, anéantir tous les freins qui les gênent, et leur donner, si vous voulez être juste, tous les moyens d’y parvenir sans risque : c’est modestement l’objet de ce site.

C’est dans le sein de la mère que se fabrique tout ce qui existe, c’est donc dans l’esprit des femmes que tout doit se décider. C’est à nous de choisir notre identité, la société dans laquelle on veut vivre et il est hors de question de rentrer dans le consensus de la suppression des différences, une femme ne vaut pas un homme, un être ne vaut pas un autre et c’est la singularité de chaque être, et qui plus est de chaque femme, qu’il faut célébrer.

Et moi, si j’ai voulu être Reine Azure, ma chère Clara, ce n’est pas un désir de monarchie mais le souhait de voir toutes les femmes célébrées par tous les sexes (hommes et femmes). Je suis sûre et certaine, qu’elles auraient la capacité de sauver le monde si malmener par la gente masculine.

Quant à notre sexualité, ma chère Clara, je crois que la gynarchie est la garantie d’un orgasme maîtrisé et systématique, d’une jouissance masculine possible, que si, et seulement si, nous sommes parvenues à avoir la nôtre.

Cercle des Dominatrices de l'Ouest - sarah44.forumactif.com

Seule la gynarchie abreuve les femmes, qu’elles s’en cachent ou l’assument. Le monde des femmes dominantes se coupe en deux : l’un assume cette part majeure du moi, du « je », de la vie et démontre au quotidien, sans complexe, son assurance, sa supériorité, l’autre (se) la dissimule et sommeille jusqu’à ce qu’elle lui soit révélée.

D’ailleurs, il me semble que le mieux, serait de rejoindre et de discuter avec celles qui l’ont compris et ont pris l’initiative de former des cercles et des associations gynarchiques. Elles seront en mesure de vous convaincre et vous démontrer le cheminement de leur pensée, toujours à construire dans un perpétuel mouvement de la solidarité féminine.

J’aime la gynarchie incarnée, vivante, de chair et d’os, engagée dans le réel, susceptible de produire des effets immédiats, de modifier une vie quotidienne, d’infléchir une existence tout entière. Après Valérie Solanas, j’en appelle à l’avènement de la gynarchie constructive, de la femme créant un nouveau rapport avec le monde, comme une question de vie ou de mort, de survie, donc.

Dame - damedom.canalblog.com

C’est l’exemple de site que j’affectionne particulièrement et je fais mienne les pensées de cette Dame. Je resterais attentive à la lecture de ses très jolis mots et je prends beaucoup de plaisir à le lire.

Ses réflexions sur le BDSM ont le mérite de montrer du doigt les incohérences de certaines pratiques. En effet, on n’a bien l’impression qu’il y a une confusion entre une pratique en vogue, dans l’air du temps, qui se caractérise par un certain opportunisme et parfois par une vulgarité caractérisée, et des relations du type domination/soumission, qui est un abandon d’un soumis et sa maîtresse.

Je suis résolument dominatrice et ce que je veux c’est la soumission totale de celles et ceux qui ont décidé de leur plein gré de me servir. Même si j’utilise des accessoires pour les corriger, cravaches et martinets, je ne suis pas dans un échange sado-masochiste stricto sensu. Et je pense que certains ont du mal à l’envisager, car ils ne sont pas dans ce rapport d’abandon avec leur compagne et ne connaissent pas les ivresses que cela procure.

Dame et pouvoir des femmes

Diotima: Women & Gender in the Ancient World - www.stoa.org/diotima/

Il devait avoir 35 à 37 ans. Âge où les hommes sont les plus beaux avant qu’ils ne déclinent dans leur certitude qui les enlaidit.
- Qu’y a-t-il ? demanda Galla Placidia d’un air revêche.
- J’ai surpris cet homme en flagrant délit de vol à l’étalage, répondit Antonia, qui était chargée de surveiller le forum, il a dérobé un strophium et l'a dissimulé dans sa tunique.
- En avez-vous la preuve ?

Sans cérémonie, et avant que le jeune homme ait pu contester, Antonia avait fouillé dans ses vêtements et en avait retiré la pièce dissimulée.
- Cet article n’est pas facturé ? demanda Galla Placidia sans s’émouvoir.
- Non, Mademoiselle.
- Certes ! je te remercie beaucoup pour ta vigilance ; soit gentille, retire-toi et ais la bonté de revenir tout à l’heure dans l’après-midi, nous irons aux termes toutes les deux, on pourra bavarder. Pour l’instant je vais arranger cette affaire avec cet homme.
- Comment t’appelles-tu ? questionna-t-elle d’un ton autoritaire.
- Je m’appelle Caïus, répondit l’homme.

Antonia se retira et Galla Placidia, seule avec l’homme, dont la stupéfaction, la fureur, la honte, l’incapacité même se lisaient sur son visage mobile, reflétant admirablement le tumulte des pensées qui l’agitait intérieurement.
- Caïus ! commença Galla Placidia en cherchant ses mots.

Mais l’homme, ayant retrouvé son calme, l’interrompit tout de suite.
- Je sais, Galla, faites-moi grâce de la suite. Je n’ai pu résister à un mouvement inconscient, absolument fou, démentiel, je le confesse, je suis confus. Voulez-vous être assez bonne pour me dire combien je vous dois ?
- Par Minerve, répondit avec une douceur hypocrite Galla Placidia, ton cas se serait produit, il y a seulement quelque temps que nous nous serions entendus sur cette proposition. Les hommes de ta position, poussés par leur fétichisme, me payaient et tout était arrangé. Mais ce n’est pas la première fois que ça arrive. Cette solution est inefficace et tu tombes fort bien car j’ai pris la décision suivante, je vais changé de méthode. Veux-tu prendre la peine de lire ce papyrus qui t’intéresse particulièrement ?

Elle tendit le document et Caïus lut ce qui suit en changeant de couleur petit à petit. Voici quelle était la teneur du papyrus :

AVIS

« Le forum, devant les vols incessants dont il est l’objet, a résolu d’employer le moyen de coercition suivant :
- Tout homme surpris en flagrant délit de vol sera invité à choisir entre ces alternatives : ou recevoir le fouet sur son séant mis à nu, par une esclave affranchie, préposée à cet office (la discrétion est absolument garantie) ou, en cas de refus de se soumettre à ce châtiment, se voir livrer immédiatement aux cohortes, pour que l’affaire suive son cours légal, sans aucun souci du scandale que cette action judiciaire doit fatalement attirer sur le nom et la famille du coupable. Celui-ci à quelques instants pour se décider et choisir : le fouet avec toute garantie de discrétion ou les cohortes. »


Lorsque Caïus eut fini de lire ce décret, il toisa Galla Placidia d’un regard furieux.
- Mais vous êtes folle Galla, d’oser me mettre une telle infamie sous les yeux.
- Pas du tout jeune homme, et je le regrette pour toi ; je t’écoute ! Donne-moi ton choix.

Caïus, rongeant son frein et mordant ses lèvres jusqu’au sang, réfléchit, ses sourcils froncés. D’une voix enrouée, il se décida :
- Vous êtes une infâme, Galla Placidia. Vous devriez avoir honte d’un tel despotisme ; je ne peux faire autrement vous le savez que trop bien. Je n’ai même pas la ressource de fuir ; puisqu’il faut accepter le déshonneur toutefois clandestin que vous m’offrez, je suis obligé de l’accepter. Je ne suppose pas que vous souhaitez opérer vous-même.
- Mais pourquoi pas Caïus, répondit Galla Placidia, mais je ne te ferais pas ce plaisir. Je suis las des hommes de ton espèce, j’ai à ma disposition deux correctrices attachées à ce forum qui se feront un immense plaisir de le faire pour moi.

Elle emmena l’homme dans une maison mitoyenne au forum et fit entrer Romana, suivie de Flora et passèrent dans l’atrium.
- Emmène Caïus, ordonna Galla Placidia. Il est prévenu et se rend librement vers son châtiment. Tu as intérêt de ne pas faillir comme tu l’as fait hier Romana, sinon je me ferais un malin plaisir à te corriger.
- Par ici, commanda Romana à Caïus.

Un flot de sang empourpra le visage déconfit du délictueux. Il chancela, se remit, puis suivit Romana et Flora. Quand l’homme se retrouva en présence des deux femmes, une bouffée de honte lui monta au visage.
- C’est une plaisanterie, n’est-ce pas ? fit-il à Romana, tout en sortant une bourse de sa tunique.
- Inutile Caïus, répondit la grande jeune femme. Tu es ici pour être puni, tu seras flagellé. Ce ne sera d’ailleurs pas bien long. Flora, veux-tu bien attacher cet homme contre la colonne ; retire-lui sa tunique et met-le complètement nu.
- Est-ce possible ? balbutia Caïus en entendant ces mots qu’il le fit frémir.

Toute sa fierté, toutes ses forces l’abandonnaient et c’est avec une docilité parfaite qu’il se laissa attacher contre la colonne, sans une once de résistance. Flora, le visage impénétrable comme celui de Romana, sortit d’un coffre, un long fouet.
- Vous allez payer pour ce forfait, cria Flora, et pour ceux des autres jours.

Le beau brun à la peau cuivrée ne répondit pas aux injonctions. Alors Flora, sur un geste de Romana, passa derrière lui en effleurant son dos avec le bout de ses doigts et se mit en devoir. Les fesses fermes et le dos massif du jeune homme allaient faire les frais et jouer le rôle passif dans la pièce qui allait commencer. Romana, que ce derrière masculin n’émouvait pas outre mesure, ainsi que Flora, car chacune d’elles préféraient celui des femmes et se mirent en devoir de débuter la correction. Romana, ayant saisi le fouet et s’étant placée un peu de côté, fit voler l’instrument avec un sifflement horrible, s’abattit sur la peau bronzée de son dos, crispé dans l’attente affreuse de la première cinglée.
- Haaaa ! gémit Caïus.

Un deuxième coup atterrit sur les fesses, puis un troisième sur ses reins et un quatrième sur ses cuisses.
- Aïe ! Aïe ! Aïe ! hurlait Caïus.

Des zébrures s’inscrivaient artistiquement sur le dos ; ses fesses s’ouvraient, se contractaient, pour se tendre et se dérober à nouveau. Romana était experte dans le maniement du fouet qu’elle avait appris auprès de Galla Placidia. Les cris et les supplications de Caïus attestaient la vérité de cette constatation. Maintenant, ce n’était plus le jeune homme orgueilleux et arrogant, c’était un petit garçon malheureux, un petit voleur fouetté, tendant admirablement, le rouge de la honte sur son visage, la sueur qui collait ses cheveux, l’insolence de son postérieur nu au-devant des cinglées. Le fouet mordait sa chair, à même le dos, les fesses et les cuisses dont la couleur passait au rouge vif. Un moment, Flora passa sa main sur les hémisphères meurtris.
- C’est chaud, ça saigne, constata-t-elle, et Romana reprit la flagellation.

On distinguait encore le sifflement régulier du fouet déplaçant l’air, les hurlements et les gémissements du patient à bout de résistance.
- Je vous en supplie… Assez… Oh ! la ! la ! la !... assez ! assez !...
- Continues encore, ordonna Flora à Romana, il doit payer pour ce qu’il a fait. Donne-lui encore trois coups, et elle annonça : un !

Elle voulait terminer sur ses fesses qui bondirent, se dilatèrent, énormes, meurtries, étrangement luisantes, découvrant ses mystères dans un affolement où toute pudeur expirait.
- Deux !

Les reins se contractèrent, la croupe essaya de fuir vainement, la lanière s’enroula sur son corps, des zébrures devenaient saignantes et Caïus hurla.
- Trois !

Le dernier fut horrible. Les forces abandonnèrent le jeune homme. Les yeux hagards, la bouche convulsée, le dos ensanglanté, les fesses cramoisies qu’il caressa d’un geste rotatif de la main, il hurlait dans une longue complainte.
- C’est fini Flora ! Tu peux le détacher et je ne veux plus le revoir dans les parages. La prochaine fois, on fera preuve de moins de retenue.

Diotima et gynécocratie

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