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Voilà, la manifestation de leur puissance, de leur emprise, de leur supériorité… À travers les sites ci-dessous, c’est toute la beauté des femmes dominantes qui s’orchestre autour de l’assurance dont elles font preuve et de la perversité qu’elles font éclater.
C’est aussi avec toute la gratitude que leurs soumises et leurs soumis s’offrent sans compter à leur suprématie. Heureuses et heureux sont ceux qui les servent.
Vous verrez. Le geste est beau et plein d’élégance. Il est puissant et très doux à la fois, mordant et rassurant, sévère mais exécuté avec tant d’amour.

Je peux garantir que l’essentielle de ma pensée et de ma vision du monde, je le dois à une culture afférente de l’histoire des femmes et à une infinité d’expériences toutes enracinées dans le rapport que j’entretiens avec les sexes et avec la nature.
Ma fièvre de livres, de textes et de mots procède d’un désir profond de donner forme à ma révolte emmagasinée par mon corps depuis mes années d’enfance. Mais pourquoi cette protestation était-elle aussi sourde ? Mais pourquoi des événements qui ont l’air de n’émouvoir peu de monde, me paraissent-ils insupportables, aux yeux de l’adolescente et de l’adulte que je suis aujourd’hui ? Pourquoi suis-je furieuse par le manque de gratitude à l’égard des femmes ?
Je ne supporte plus de voir un homme dominer une femme, quel que soit le domaine dans lequel on se trouve. Je ne veux plus de dominateurs et de ses éternelles soumises, je ne veux plus de directeurs et de ses éternelles assistantes qu’ils méprisent, de maris qui malmènent leurs épouses et d’hommes qui cachent les femmes comme s’il s’agissait de denrée ou d’un objet de convoitise.
Et tu vois mon cher Mickaël, lorsque je pense à tout ça, je peux te certifier que cela rend ma cravache bien plus cinglante et bien plus meurtrière lorsque je considère le genre que tu es. Toi ! avec tes idées libertaires ! Tu me fais bien rire ! Les hommes sont capables de toutes les théories et de tous les concepts, mais dès qu’il faut passer à la pratique, ils sont dans l’impasse de leurs passions tristes, répandant la souffrance autour d’eux. Vous ne savez pas dompter votre nature et vous vous comportez comme des prédateurs.
Ta place est donc plus que jamais à mes pieds et c’est toi qui va prendre ce soir la mesure de ta soumission. Je te piétinerais, je t’écraserais, je te monterais comme un poney. Tu me serviras de table, de tabouret et de desserte. Je suis furieuse ! Je vais arrêter d’écrire ces lignes.
Mickaël ! Va chercher ton collier ! J’ai l’intention de passer du temps avec toi !


De la beauté du corps des nageuses
Lorsque je les vois, superbes, sculpturales, puissantes, je ressens des frissons partout.
Parmi toutes les athlètes aux corps sublimes, ce sont les nageuses qui m'émeuvent le plus.
J'adore leurs belles épaules et leurs cuisses musclées mises en valeur par ces tenues olympiques destinées à attiser la vitesse. Noires et dans des matières excitantes qui compriment au maximum la partie du corps masqué.
J'adore l'exhibition de cette puissance qui se dégage de ces corps brimés par l'exercice et la contrainte. Ce mélange des deux.
Sont-elles des esclaves ? Des filles soumises? Des femmes conquérantes aux mille pouvoirs ?
Un mélange de ces deux opposés, sans doute. Et c'est bien cela qui les rend si troublantes à mes yeux.

La forme me captive, mais aussi les possibilités que m’offrent mes soumis, les voir se courber ainsi, à mes chaussures, à mes bottes, à mes chaussons. Leur soumission d’abord, leur raison ensuite, comme occasion de donner l’amour à une maîtresse qu’ils vénèrent, qu’ils adorent, pour quitter un présent où l’on s’éprouve parfois difficilement, à destination d’une nouvelle dimension, extraordinaire, au sens étymologique, pour des frissons garantis.
Je suis très dure avec eux, mais cela ne m’empêche pas de les consoler. Je suis sans pitié avec Clara, lorsque j’exige qu’elle fasse briller mes escarpins avec sa langue, mais pourtant, je me surprends de la cajoler quand je vois des larmes dans ses yeux. Je suis brutale, cassante et cruelle avec Mickaël, quand je lui marche dessus avec mes bottes à talons, pour autant, j’essaie d’apaiser sa douleur, losque je me suis calmée et je le récompense en lui accordant de sucer mes orteils, puisqu’il aime ça.
Là où certaines de mes contemporaines subissent une vie qui les blesse, la gynarchie m’a toujours offert le salut. Je suis heureuse et je souhaiterais que toutes les femmes le soient.
  

Que puis-je apporter à mes soumis devenus créatures obéissantes ? À quoi peut bien servir la domination qui ponctue leur trajet initiatique ? À quoi est-elle destinée ? Pour quelles fins ? Il me semble que le destin d’un soumis coïncide avec celui des enfants pour leurs parents, du meilleur au pire, du ciel au caniveau, ou l’inverse. Leur dévotion accentue ma puissance et finalement je crois qu’il s’agit d’amour, qu’ils me donnent par leur abandon et que je rends, en leur accordant ce qu’ils recherchaient, en m’octroyant le plaisir qu’ils m’ont offert. Cela me garantit une jouissance certaine.
S’ils en sont là aujourd’hui, c’est parce qu’ils sont faits ainsi, qu’on ne choisit pas entre une relation basique, horizontale et un rapport pyramidale de dominatrice à soumis. Je suis aussi prédéterminée qu’eux et les femmes par leur culture sont amenées à dominer, un jour ou l’autre, tout ce qui est vivant, mâles ou femelles, parce qu’elles les ont engendrées.
Et les hommes, eux, sont conditionnés, qu’ils le veuillent ou non, depuis toujours, à obéir à une instance supérieure. Ils recherchent en vain, à travers toutes sortes de chimères, celles qui seront en mesure de les guider dans leur doute absolu : un chef, un patron, un général, un gourou, un dieu, un apôtre ou tout autre créature invraisemblable.
Alors, si Mickaël a trouvé en moi la dominatrice qu’il lui faut, je ne vais pas le priver de l’équilibre qu’il a trouvé. Quant à Clara, je sais qu’elle n’acceptera d’être dominée que par une femme et cela me rassure quelque peu.
Voici quelques galerie gentiement prêtées par Claire's Slaves.
 

La randonnée est mon sport favori, tout simplement parce qu’il permet de lier l’effort physique, les longues conversations sur des sujets variés, lorsque vous êtes accompagnés et l’exercice de la pensée.
C’est dans la forêt de Fontainebleau que j’aime parcourir les sentiers balisés, en pleine semaine où les promeneurs se font très rares. C’était à la fin de l’hiver que nous avions décidé de préparer deux jours de marche, pour traverser ce domaine et rejoindre Barbizon en partant de la gare de Fontainebleau. Mickaël portait le gros sac à dos dans lequel était rangé le pique-nique, les trois bouteilles d’eau et nos affaires de rechange. La charge était lourde, mais c’était pour le punir de ses relents machistes (oui, ça peut encore arriver).
Au bout de quatre heures de marche, alors que s’approchait l’heure du déjeuner, je demandais qu’on s’installe sur les hauteurs des Gorges de Franchard, précisément sur ce rocher qui domine toute la forêt. Lorsque Mickaël eut déposé sa charge, j’empressais Clara de m’aider à le saisir, l’immobiliser en s’asseyant sur ses jambes, car j’avais une envie pressante d’uriner et j’avais l’intention de me soulager sur lui. Lorsque, sans trop de résistance, Mickaël fut allongé sur le dos, je baissais mon pantalon, ma culotte et vins m’accroupir à la hauteur de sa bouche. Je commençais tout doucement, par des petits jets d’urine, car j’éprouve du plaisir à me retenir en cours d’action, tout en caressant mon clitoris. Ensuite, j’inondais son visage jusqu’à ce que j’eusse terminé. Cela faisait rire Clara ; c’est sa façon de dissimuler son excitation. Elle voulait prendre ma place et l’on décida de changer de rôle. Mais auparavant, j’avais besoin que Mickaël soit nu comme un ver, vulnérable à nos attaques et à la nature qui nous entourait. On entreprit de le déshabiller, ainsi que l’attacher, les jambes en l’air contre ce magnifique pin sylvestre. Par conséquent, il avait la tête en bas, ligoté fermement avec la cordelette dont j’avais pris soin de ramener. Clara le chevaucha, s’accroupit et arrosa la figure de Mickaël de longues giclées de pisse. Lorsque ce fut fini, Clara frotta son bouton d’or sur le nez de ce petit chien qui prit l’initiative de lui nettoyer le sexe et l’anus avec sa langue.
Cette séance me mit en appétit ! Certain ont eu la chance d’avoir un apéritif !
Un grand merci pour le club Stiletto de nous avoir prêté ces galeries.
 

Ainsi, vous allez vite comprendre de quoi il en retourne. Son nom fait même frémir les plus endurcis de nos lecteurs.
Et pourtant, lorsque vous aurez mis les pieds dans l’engrenage, votre esprit sera happé par une force mystérieuse qui vous entraînera dans l’abîme de votre subconscient. Vous lâcherez prise et votre corps vivra de tous ses sens, le rappelant sans cesse qu’il reste encore en vie.
Et vous serez surpris lorsque vous pénètrerez sur cette île. La cruauté est sans limites. Vous avez peur, c’est sûr, car ces femmes considèrent mieux les insectes que la gente masculine. Le phantasme des hommes les plus aguerris se situera justement dans le choix d’être aveuglément à leur merci.

Soyons disposé à aller au fond des choses mesdemoiselles, mesdames. Vos hommes passent peut-être des heures en cachette à regarder ce site. Ils en rêvent. Leur esprit est envahi par ces images qui les hantent jusque dans leurs rêves. Mais, ils n’oseront pas vous l’avouer, ils sont trop fiers et trop machos.
Imaginez que vous le surpreniez ! Comment allez-vous réagir ? Lui, rougissant peut-être, confus… Et vous ? Réfléchissez avant de le prendre pour un fou. Peut-être pourriez-vous en profiter pour faire tourner les choses à votre avantage.
Surtout, ne dite rien, sur le coup. Attendez de voir comment il va tenter de se justifier. Ensuite, prenez du recul, réfléchissez encore et dominez-le ! Allez, chiches ! Vous pouvez essayer ! C’est lui qui en rêve ! Vous n’allez pas rater une occasion comme celle-ci !
  
Les choses sont claires dès le départ. Les femmes sont là pour soumettre les mâles récalcitrants. Ces dominatrices de pouvoir utilisent l’hypnose, le contrôle de l’esprit, le chloroforme et la force brutale pour vaincre leurs victimes. Féminisation, bondage, chasteté, fessée et sodomie sont au programme. Cela devrait plaire aux hommes convaincus et initiés. Il s’agit d’un site de vidéos.
  

Female Domination Femdom - www.femdom.jp
- Elle a reçu une très bonne éducation, dit Mademoiselle Ava Swann, elle est extrêmement instruite et nous nous trouvons très bien, mademoiselle et moi, de la confiance que nous avons mise en elle ; sa jeunesse et sa candeur nous rendent si fières.
Cette réponse fit cesser les observations. J’eus l’opportunité de manifester un peu d’érudition, de développer des connaissances historiques et des réflexions sur la gynarchie et, avant que les réjouissances se terminent, mes commensales, charmées de mon goût, de mon propos et de l’enthousiasme qui y régnait, devinrent mes partisanes les plus zélées.
  
Quand toutes ces femmes prirent congés, nous fîmes une balade ; nous soupâmes et, notre élève étant couchée, nous rentrâmes chez Mademoiselle Ava Swann avec la jeune Mlle Floricelda qui, depuis la scène de ce matin, devait se trouver dorénavant à tous nos plaisirs. Les événements de la nuit nous avaient rendu un peu plus convaincues sur l’article de la suprématie féminine. Mademoiselle Ava Swann me demanda comment, si jeune, je pouvais avoir si bien approfondi tous les aspects de la gynarchie. Je lui répondis par le récit de ce qui s’était passé entre Mme Kate et moi.
- Comment, s’écrièrent à la fois certaines de mes auditrices, vos longs séjours chez Mme Kate ont allumé en vous le feu gynarchiste ?
Tout simplement, répondis-je, parce que chez cette femme, tout est fait pour honorer la féminité. Dans sa maison, sont toujours présents cinq soumis, dont trois femmes se tenant toujours prêtes à la servir ; dans ses superbes appartements, décorés avec grâce, on trouve aux murs des peintures mettant en scène Penthésilée, sur des meubles, des amphores peintes à la gloire de la divine Sapphô, un épinétron sur lequel on voit trois Amazones prendre des boucliers. Sa bibliothèque, dans laquelle j’ai passée des heures de lecture, se trouve de nombreux ouvrages dans lesquels j’ai approfondi les thèmes de la féminité qui m’ont été enseignés par mon hôte.
- Il serait très intéressant, répondit Mademoiselle Ava Swann, que tu invites cette charmante Mme Kate.
- Nous étions devenues de très bonnes amies. Un jour, alors que je rentrais dans cette maison dont elle m’avait laissé les clefs, je la trouvais dans le salon, en train de molester une de ses soumises. Elle m’invita à m’asseoir bien confortablement dans le fauteuil et me proposa de regarder attentivement comment une femme doit s’y prendre avec ses soubrettes. Sa victime, déculottée, allongée en travers de ses genoux, recevaient une cuisante fessée.
- Est-ce que la fessée ont allumé ses premiers désirs ? S’écrièrent mes auditrices.
- Oui, certes, à tel point qu’elle ne pouvait plus tenir contre sa vivacité.
- C’est un phénomène.
- Phénomène qui ne manque jamais d’arriver et, dans l’état où nous sommes toutes à présent, il ne manquerait sûrement pas son effet.
- Vous plaisantez, Tanya ?
- Non, Mlle Floricelda, vous auriez été témoin de son humiliation, vous auriez regardé cette soumise me fixer, j’ai bien lu sur son visage que cela lui plaisait.
- Fi donc, Tanya, cachez cette badine.
- Certes, Mademoiselle, votre curiosité légendaire bute sur un obstacle ? Pourtant le secours de cette badine, vous montrerais que je dis vrai.
- Croyez-vous que cela fit le même effet sur ma Zoé ? demanda ironiquement Mademoiselle Ava Swann.
- J’en suis certaine.
- Si nous en faisions l’expérience ?
- Volontiers, dîmes-nous ensemble, Mademoiselle Ava Swann et moi.
Mlle Floricelda en fut chercher plusieurs dans l’autre pièce ; je partageais ces badines avec mes amies ; j’armais de la plus menaçante la main de Mademoiselle Ava Swann et, découvrant les fesses de Zoé :
- Livrez-là moi d’abord à mes coups, lui dit-je ; je commencerais à demi-force et je frapperai ensuite avec beaucoup plus de vigueur, et vous verrez.
Je me mis à la besogne, mais mon hésitation amortissait mes coups, au point qu’à peine en sentait-elle l’atteinte.
- Plus fort ! s’écriait-elle, plus fort !
L’espiègle Mlle Floricelda me demanda de lui laisser la place :
- Laissez-moi faire, dit-elle, elle me dira bientôt assez.
  
Et d’un bras vigoureux lui appliquant plusieurs coups précipités, les esprits se portèrent sur ses deux hémisphères, et elles parurent bientôt dans l’état le plus superbe. Marlena sauta sur ses demi-lunes, les pressa entre ses lèvres caressantes, et, d’une langue amoureuse en chatouillant le pourtour, lui causa un plaisir si vif que, m’éloignant de la correctrice, je conduisis la demoiselle sur la chaise longue et, mettant mes pieds sous sa tête et ma bouche sur son temple d’Aphrodite, je buvais le nectar du plaisir, pendant que sa bouche me sollicitait à la volupté. Nous savourâmes quelques minutes les délices de cette attitude, qui nous procura bientôt une émission réciproque du baume de jouvence ; nous le bûmes l’une et l’autre comme un hydromel, avec l’ivresse de l’extase. Revenus de notre trouble par nos caresses réciproques, nous vîmes Zoé, sur qui la fustigation avait fait l’effet désiré, soutenant de ses mains les gémellités de la charmante et moqueuse Mlle Floricelda qui, les bras amoureusement autour de son col, les jambes croisées sur ses reins, perforée par sa vigoureuse allumelle, touchait au moment du bonheur dont nous sortions. Marlena, sentant l’approche des convulsions où Mlle Floricelda allait perdre ses forces, me porta dans la même attitude sur le pied du lit, me renversa, et presque aussitôt nous jugeâmes par nos soupirs de la fin de ce sacrifice. Je m’approchais de la jeune Zoé et je lui demandai comment elle se trouvait des lumières que nous lui avions procurées depuis deux jours.
- Je végétais, j’existe, la sensation immanente d’un corps qui répond au présent et d’un esprit entièrement tourné vers l’objet du désir, ce qui fait mon paradis, me répondit-elle. Adieu tout autre diligence, tous autres plaisirs ; je voudrais pouvoir augmenter chaque jour la durée du temps et en employer chaque minute à répéter les charmantes leçons que j’ai reçues.
- Parle-nous sans ambages, lui dit Marlena, nous voulons tout savoir, n’avais-tu jamais rien soupçonné qui en approchât ?
J’avais, depuis un an, senti quelques titillations là ; je le dis à ma tante pour savoir si c’était normal. « C’est, m’a-t-elle répondu, tout à fait régulier, puisque ton corps commence à s’ouvrir sur des possibilités que tu ne soupçonnes même pas ; tu dois continuer, tu dois persévérer, tu dois être curieuse de tout, comme tu le fais avec ton esprit, enrichir ton anatomie des connaissances que la Nature à mis à ta disposition. » Et comme nous nous rapprochions de mon anniversaire, elle en avertit son amie Ayin, une femme d’une cinquantaine d’années, bibliothécaire de mon université, me demandant de lui expliquer les chatouillements qui m’assaillent.
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Votre très dévouée Clara
  
Dans le véhicule qui nous emmenait à Tirana, Balina n’adressa pas un seul mot à Curlina ; Adanira toisait celle-ci d’un regard sarcastique. On arriva boulevard Bajram Curri, en centre ville ; les soumises se débarrassèrent rapidement de leurs manteaux afin de retirer celui de Balina de Schipani et aussi celui d’Adanira de Jashari sur l’ordre qui leur en fut donné.
- Curlina, fit âprement Balina, je vais te châtier fermement de ta désobéissance et, si jamais pareille chose devait se reproduire, je trouverais le moyen de t’en faire amèrement expié. Adanira, tu vas conduire Mlle de Bayram dans ma chambre et tu la feras mettre à genoux devant moi.
Ensuite, de son pas de souveraine, elle rejoignit sa chambre, suivie de toute sa cour ; toutes ses subordonnées étaient encore gantées ; Adanira de Jashari tenait la princesse des Albanais par la chaîne d’or qui réunissait ses poignets et la traînait derrière elle comme une captive précieuse ; elle avait l’air d’une farouche Amazone emmenant vers la servitude une reine destituée.
Assise dans une attitude dominatrice sur un de ces grands sièges qu’elle affectionnait, Balina les regardait avancer ; en arrière d’elles s’étaient regroupées les autres femmes qui observaient la scène de tous leurs yeux, curieuses de ce qui allait se passer et prêtes à agir au premier ordre dans la crainte de déplaire à la despote qui régnait sur elles et dont elles aimaient être l’objet.
  
Ayant amené Curlina en face du siège, Adanira, sans lâcher le lien d’or, l’obligea à se mettre à genoux sur le tapis. Une pesée sur l’épaule grasse de l’Albanaise y suffit, car celle-ci comprenait l’inutilité de toute résistance ; elle savait bien que dans ce mas, entourée de ses soumises et assistée de sa protégée, de sa favorite, Mlle Balina réaliserait jusqu’au bout ses caprices, quel qu’il fût ; et ne laissait pas d’éprouver une certaine agitation.
- Donne-moi la chaîne, ordonna Balina.
Curlina allongea ses deux bras vers le siège et Mlle de Schipani prit la gourmette à pleines mains en ajoutant :
- Va demander à Celikore le martinet avec lequel on bat les meubles ; Curlina va être fouetté pour racheter son insubordination.
Mlle de Ceka s’éloigna prestement. Mlle de Bayram leva les yeux sur Balina pour voir si elle parlait sérieusement, et, impressionnée par son air autoritaire, murmura :
- Grâce !... une autre fois, j’obéirais, c’est promis… Dans cette soirée, j’étais si honteuse… Devant toutes ces femmes, je n’ai pas eu le courage… Grâce, Maîtresse !
- Trop tard, ma belle ! Il te faut une bonne leçon. Une leçon que tu te souviennes. J’avais d’abord pensé te cingler avec cette tapette de jonc qui sert à battre les coussins ; c’eût été tout à fait de circonstance ; mais, tes fesses sont tellement rebondies que tu n’aurais peut-être rien senti. Ainsi, j’ai ma préférence pour un instrument qui te cinglera vertement et te laissera une sensation piquante et immuable.
Curlina la regardait avec des yeux effarés ; elle frissonnait légèrement, Balina le voyait sur ses bras nus. L’Albanaise comprit que ce n’était point un jeu lorsque Adanira revint armée d’un martinet.
Retire-lui tout ce qui cache son arrière-train, ordonna Balina à sa favorite, sa robe, son pantalon, sa culotte et vous autres, mes esclaves, vous pouvez prendre place autour de façon à ne rien perdre de la correction que vous ne manquerez pas de recevoir un jour. Je tiens à ce que Curlina soit profondément humiliée en votre présence. Et je ne veux rien entendre, je suis furieuse.
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