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Nous vous proposons sur cette page, tout ce qui nourrit notre curiosité, participe à notre culture, agrémente nos loisirs, alimente nos réflexions et nos conversations : des essais, des romans, du cinéma, des documentaires, etc. Les documents ci-dessous présentent évidemment un grand intérêt sur ce que nous défendons.

« Plus féminin du cerveau que du capiton »
Non ! on ne vous parlera pas de Madame Figaro ou de Marie Claire ; on ne vous orientera jamais non plus sur ces magazines à horoscope, à célébrités ou à régimes miraculeux. Nous, celui qu’on aime, celui dont on parle à table, celui dont on se régale depuis un an, c’est le merveilleux, c’est l’audacieux, c’est le génialissime « Causette ».
J’ai abonné une amie, Clémentine, cela lui changera de son éternel Biba ; j’ai abonné ma soumise, Clara, qui l’apprécie beaucoup ; j’ai abonné ma concierge, qui pense que le féminisme c’est Michèle Alliot-Marie.
J’espère de tout mon cœur qu’il survivra et qu’il en inspirera bien d’autres. Je souhaite bonne chance à l’équipe de ce magazine, j’attends le prochain numéro avec impatience.
 
Best-seller depuis sa parution en France en 1974, ce livre a été vendu à plus de 300000 exemplaires.
« Pourquoi du côté des petites filles plutôt que des petits garçons ? Parce que les femmes sont les premières victimes des principes d’éducation qui inculquent aux enfants la différence entre une manière d’être féminine et une manière d’être masculine. »
« Écrit par une enseignante, étayé par des enquêtes, c’est un livre important : il montre, pour la première fois, de façon claire et irréfutable les racines de l’inégalité entre hommes et femmes. Dès sa naissance, la petite fille est traitée différemment du petit garçon, dès la maternelle, elle est enfermée dans un rôle écrit à l’avance. Ce livre est à mettre entre toutes les mains, surtout celles des parents, des enseignants et des gynarchistes. »

Du côté des petites filles
Une villégiature en Louisiane à la fin du siècle : robes de mousseline, ombrelles, soirées musicales, villas du bord de mer et enfants sages. Un univers serein et paisible. Un peu trop, peut-être, aux yeux d’Edna pour qui cette quiétude confine à la torpeur. Une émotion amoureuse, un parfum enivrant et la vie change de registre. C’est « L’Éveil ». La jeune femme découvre son goût de vivre, sa créativité, son corps, elle-même en somme. Découverte qui ne va pas sans poser de problèmes, dans l’Amérique de ces années-là ; pour l’héroïne du roman et pour l’auteure, dont l’œuvre fut jugée scandaleuse, dénoncée par la presse et mise au ban des librairies de Saint Louis en 1899. Pour être rangée dans les années soixante parmi les grands classiques de la littérature américaine. Kate Chopin, celle par qui le scandale arrive, ne connut qu’une gloire posthume.
Kate Chopin
Kate Chopin naquit en 1850, de père irlandais et de mère française, à Saint Louis dans le Missouri. L’arrière-grand-mère, qui se refusait obstinément à parler l’anglais, l’initia à la culture française. Kate vécut d’abord à La Nouvelle-Orléans, ensuite dans un petit village du nord de la Louisiane. En 1882, à la mort de son mari, elle entreprit de traduire des œuvres de Maupassant et de rédiger ses premières nouvelles. Kate Chopin fit paraître L’Éveil en 1899. L’accueil scandalisé du public la laisse amère et déçue. Jusqu’à sa mort en 1904 à Saint Louis, elle n’écrivit plus que quelques nouvelles.

L'Eveil
« Voilà ce que j’ai trouvé hier, en sortant du Musée Carnavalet. Tu vois, il s’agit d’un recueil de nouvelles. Il s’appelle La Dame à la Louve de Renée Vivien. C’est une auteure que j’aime particulièrement. Assis-toi ! ici, en face de moi, je vais te faire la lecture de ce qu’elle fait dire à son personnage.
- Je suis toute ouïe Mademoiselle Reine Azure, prenez donc ce thé que je viens de vous préparer.
- Merci. Alors voilà ce que dit son héroïne :
« J’ai si longtemps respiré l’air des forêts, l’air vibrant de neige, je me suis si souvent mêlée aux blancheurs vastes et désertes, que mon âme est un peu l’âme des louves fuyantes. »
« J’ai l’amour de la netteté et de la fraîcheur, continua-t-elle en un rire léger. Or, la vulgarité des hommes m’éloigne ainsi qu’un relent d’ail et leur malpropreté me rebute à l’égal des bouffées d’égouts. L’homme, insista-t-elle, n’est véritablement chez lui que dans une maison de tolérance. Il n’aime que les courtisanes. Car il trouve en elle sa rapacité, son inintelligence sentimentale, sa cruauté stupide. Il ne vit que pour l’intérêt ou pour la débauche. Moralement, il m’écœure ; physiquement, il me répugne…
J’ai vu des hommes embrasser des femmes sur la bouche en se livrant à des tripotages obscènes. Le spectacle d’un gorille n’aurait pas été plus repoussant. »
« Le plus austère législateur n’échappe que par miracle aux fâcheuses conséquences des promiscuités charnelles qui hasardèrent sa jeunesse. Je ne comprends pas, que la femme la moins délicate puisse subir sans haut-le-cœur vos sales baisers. En vérité, mon mépris de vierge égale en dégoût les nausées de la courtisane. »
- Alors, qu’en penses-tu ?
- Cela m’effraie, la nature de l’homme que je suis m’oppose à cette vision de mon genre. Et, pourtant la raison me fait reconnaître les propos de cette Dame. Il est vrai que nous sommes très nombreux à vouloir nous enivrer de jouissance et d’extase, et ceux, parfois avec tant de violence et de vulgarité. D’ailleurs, ces hommes à courtisanes ressemblent parfois beaucoup au genre de site Internet qu’ils visitent aujourd’hui. Le plus de sexe possible et des pénétrations nombreuses et improbables sont le lot d’un grand nombre de pages dont ils se délectent, éloignés de toute forme de douceur et de délicatesse. Le plus paradoxal c’est qu’ils sont incapables d’imaginer leur mère, leur sœur, leur femme ou leur fille dans les mêmes expressions extatiques.
Oublierait-on que les femmes ne sont pas nos ennemies ? Et qu’on a besoin de leur entière participation à toutes les joies que procure la vie ? Et que les leurres ne sont pas forcément les nôtres ? Et que nous devrions, nous autres, nous ouvrir davantage au cœur délicat de ces Fleurs de Grâce ?
J’aime la liberté des femmes et j’éprouve autant de plaisir qu’avec la mienne. Mon seul créneau est d’avoir du plaisir grâce aux vôtres, ma chère Reine Azure.
- Nous en sommes là, Mickaël ! car les hommes ont fabriqué le monde ainsi : ils créent des règles et des lois car ils savent qu’ils sont eux-mêmes capables de franchir les limites qu’ils interdisent aux autres. Ils refoulent au maximum leurs phantasmes avec lesquels ils restent très discrets, et augmentent ainsi leurs pulsions sexuelles tellement nihilistes.
Mais nous pouvons rêver d’un monde où les rapports humains seraient changés. Grâce à l’intelligence féminine, qui saurait calmer la bête qui sommeille en vous. Elles parviendraient enfin à conduire la destinée humaine vers de meilleurs horizons.
Ça, j’en suis convaincue. »

La Dame à la Louve
Étude exhaustive d’un domaine secret dont les implications concernent chaque jour un plus grand nombre d’entre nous, La Domination féminine examine le comportement sadomasochiste dans sa banalité et son étrangeté, dans son anomalie normale et sa familière bizarrerie.
Son importance est d’autant plus remarquable que les expériences qui y sont présentées n’auront plus aucun équivalent, le SIDA ayant mis fin à toute recherche collective de rapports d’un type nouveau, au profit d’une culture du paraître, de la mode, voire du sensationnel et du simple clinquant.
Ayant appris et pratiqué la domination pour mener ses recherches, la sociologue américaine Gini Graham Scott répond aux questions que chacun se pose : celui qui se soumet peut-il fixer des limites à sa soumission sans porter atteinte au pouvoir de la femme ? Les dominatrices professionnelles sont-elles des prostituées ? Comment se déroule une séance de domination ? etc.
Gini Graham Scott révèle également les enseignements des séminaires spécialisés et décrit les activités de l’Église S.M., seule association religieuse exclusivement consacrée au culte de la femme dominante.
Avec Le Pouvoir érotique, cet ouvrage vivant et perspicace, sans complaisance, constitue la bible de qui s’intéresse à la question par curiosité ou pour vivre harmonieusement des rapports ludiques et excitants, toujours hors du commun.

Le pouvoir érotique
La domination masculine est tellement ancrée dans nos inconscients que nous ne l’apercevons plus, tellement accordée à nos attentes que nous avons du mal à la remettre en question.
La description ethnographique de la société kabyle, véritable conservatoire de l’inconscient méditerranéen, fournit un instrument extrêmement puissant pour dissoudre les évidences et explorer les structures symboliques de cet inconscient androcentrique qui survit chez les hommes et les femmes d’aujourd’hui.
Mais la découverte des permanences oblige à renverser la manière habituelle de poser le problème : comment s’opère le travail historique de déshistorisation ? Quels sont les mécanismes et les institutions, Famille, Église, École, État, qui accomplissent le travail de reproduction ? Est-il possible de les neutraliser pour libérer les forces de changement qu’ils parviennent à entraver ?

La Domination masculine
"Le Discours de la Servitude volontaire" de Étienne de La Boétie
Comment se fait-il que les hommes combattent pour leur servitude comme s'il s’agissait de leur salut ? Cette question, qui sera reprise par Spinoza et réactualisée par la domination totalitaire, est au cœur du Discours de la Servitude volontaire de La Boétie.
Loin d’être un pamphlet d’inspiration libérale et démocratique, comme l’a crû à tort la postérité, ce livre reste à découvrir ; Pierre Clastres et Claude Lefort s’efforcent ici d’arracher La Boétie à la méconnaissance. N’est-il pas le grand antagoniste à la hauteur de Machiavel ? Comme si leurs deux noms symbolisaient le paradoxe du politique : Machiavel pensait le pouvoir avec la liberté ; La Boétie pensait le pouvoir contre la liberté.

Discours de la servitude volontaire
La renommée, sur les ailes du Temps, a oublié que Sappho eut des sœurs en poésie qui, comme elle, dans la Grèce antique, accompagnaient leurs chants d’accords de cithare. On les appelait Kitharèdes. Renée Vivien, en 1904, dans le présent recueil jamais réédité, fait œuvre d’helléniste en reprenant et traduisant les fragments qui restent d’elles, d’amazone porte-drapeau en vengeant leur mémoire perdue et de grande poétesse saphique en créant, à partir de ces fragments, des chants comme celui-ci :
Rien n’est plus doux qu’Érôs…
Je dédaigne le vin, je méprise le miel,
Je ne veux que le goût des baisers à ma bouche ;
Ni les frissons de l’eau ni les remous du ciel
N’égalent l’ondoiement de ta chair sur ma couche.
Celle qui dédaigna le rire de Kupris
Et qui n’a point connu son lit de violettes
A le front gris des Morts. Ainsi parle Nossis
Dont l’Érôs enduisit de cire les tablettes.
Celle qui ne craint point à l’égal du trépas
Les aubes sans caresse et les nuits sans murmure,
Ô Déesse aux yeux bleus ! celle-là ne sait pas
Quelles fleurs sont les roses de ta chevelure !
Pauline Mary Tarn, connue sous le nom de Renée Vivien, naquit en Angleterre en 1877 et mourut à Paris en 1909. Elle est l’auteure d’une œuvre abondante, proses, poésies et traductions.

Les Kitharèdes
Un regard séduisant sur la façon dont les hommes ont créé la figure de la tentatrice et dont les femmes se sont emparées de sa représentation.
D’Ève à Madonna, en passant par Mata Hari, il y a toujours eu des séductrices dans l’esprit des hommes. Qu’elles soient attirantes ou menaçantes, dangereuses ou délicieuses, passives ou prédatrices, les hommes qu’elles rencontrent ne sont que glaise entre leurs doigts. Enfin, telle est l’image que véhiculent les mythes !
Lorsque les hommes se sentent menacés dans leurs prérogatives par des exigences féminines de plus en plus pressantes, les séductrices sont décrites comme des créatures cruelles. En revanche, lorsque la guerre des sexes marque une pause, elles deviennent synonymes de plaisir et de volupté. Lorsque les femmes ont gagné en indépendance, elles ont créé elles-mêmes leur image et proposé leur propre interprétation du désir masculin. Lorsque les droits leur ont été enfin reconnus, la séductrice est devenue un phantasme, et a pris une apparence dont les charmes varient à l’infini.
Dans cette exploration de la figure de la tentatrice, Jane Billingurst observe ses différentes occurrences dans la mythologie, dans l’Histoire, au cinéma, des premières pécheresses (Lilith et Ève) aux dominatrices incarnées par Mae West et Madonna. Entre ces deux extrêmes, nous sommes séduites par la charmante menace des figures mythiques (Pandore, les Sirènes ou Méduse), par les femmes d’influence (Cléopâtre), les vamps (Theda Bara et Marlene Dietrich), les bombes sexuelles (Jean Harlow) et un certain nombre d’autres créatures ensorcelantes.

Les Séductrices
"Petit Glossaire raisonné de l’Érotisme saphique" de Claudine Brécourt-Villars
Au tournant de ce siècle, dans la profusion d’une iconographie libertine et d’une littérature souvent méconnues, comment l’homosexualité féminine se vivait-elle ? C’est ce que montre Claudine Brécourt-Villars tout au long de ce glossaire en s’appuyant sur une étonnante illustration puisée dans des collections particulières et qui reste inséparable du texte.

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